À quoi avez-vous renoncé pour faire partie de votre famille ?
Pour être acceptée par votre entourage ?
Pour vous fondre dans votre environnement ?

L'ArbrOfées - Faire le deuil de son enfance

Laissez-moi vous raconter l’histoire de Ludivine.

L’histoire d’une femme qui a su laisser revenir le merveilleux dans sa vie.

 

« Il était une fois… »

Ludivine se regarde dans le miroir et se sent comme une étrangère, un peu rejetée et coupée de son élan de vie. Elle se perçoit comme un vilain petit canard. Elle se sent comme empêchée, figée, arrêtée, et parfois même emprisonnée par ce monde des adultes autour d’elle. Elle n’arrive pas à communiquer avec eux. Ils parlent un langage qu’elle ne comprend pas vraiment. Elle n’arrive pas à se faire comprendre d’eux, comme si la langue qu’elle parle leur est inconnue.

Leurs âmes d’enfant ne vibrent plus, leurs cœurs sont fermés à l’amour, au divin, au merveilleux. Et petit à petit, en vivant auprès d’eux, son cœur à elle aussi s’est fermé, s’est durci, s’est coupé de la magie, du merveilleux, de l’invisible qu’elle percevait autrefois.

Car, autrefois…

Ludivine était une âme lumineuse qui avait des rêves et de l’amour plein la tête, plein le cœur.

Elle avait choisi un jour de s’incarner dans une famille humaine pour vivre cette expérience d’amour dans la matière. Elle avait fait ce choix comme une promesse d’amour à la Source. Elle était venue sur terre avec un coffre aux trésors. Dans ce coffre, il y avait la joie, les rires, le jeu, la danse, l’amusement … Ce n’était qu’une partie de sa magie. Cette petite fille, espiègle et curieuse, aimait jouer, rire, chanter, danser, s’amuser…mais pas que … Elle aimait aussi explorer.

Dans la forêt voisine, elle pouvait à loisir escalader les rochers, sauter, courir, grimper aux arbres… Elle se sentait chez elle dans la forêt, c’était son royaume. Elle pouvait humer les odeurs de mousse, de sapin, de châtaignier, les odeurs des feuilles tombées par terre. Elle se nourrissait des couleurs des arbres, les verts, les jaunes mordoré, les bruns, des couleurs changeantes du ciel, bleu, rose, violet, orange, rouge ou parfois gris lorsque le vent se levait et appelait la pluie.

L'ArbrOfées - Soigner les blessures de l'âme

Elle affectionnait tout particulièrement de caresser les feuilles duveteuses de certains lichens, les mousses gorgées d’eau, les écorces rugueuses de certains arbres. Elle se régénérait également en touchant la terre, qu’elle ressentait parfois sèche, parfois humide, tiède, froide ou glacée, suivant la saison. Elle aimait la nature en toute saison. Elle se sentait très reliée à la lune, une étrange et mystique reliance. La lune lui parlait en songe …

Quelquefois, elle aimait à se poser contre le tronc d’un chêne après lui avoir fait sa révérence dans ce respect inné qu’elle possédait face au règne végétal. Elle sentait toute la puissance de cet arbre vénérable lui parcourir le dos. Alors elle s’adossait contre ce majestueux chêne, protecteur et puissant. Elle adorait également chanter, laisser son corps tout entier vibrer.

Ensuite arrivaient ses amis invisibles pour le commun des mortels, les elfes, les lutins, les licornes, les ondines, les chevaux ailés, les fées … et ses amis visibles pour les humains, les écureuils, les lapins, les sangliers, les biches, les chouettes, les faisans, les renards, les hérissons, les merles, les loups … et le Grand Cerf. Elle adorait tout particulièrement converser avec le Grand Cerf. Elle se rendait toujours disponible pour ses enseignements. Il lui apprenait tant de choses sur la vie, sur la nature, sur le visible et l’invisible. Elle le consultait chaque fois qu’elle se sentait perdue dans le monde des humains, où simplement pour passer un moment agréable. C’était merveilleux d’être en sa présence.

Un jour, le Grand Cerf lui avait d’ailleurs soufflé à l’oreille qu’elle aurait à retrouver sa marraine-fée, pour compléter son enseignement, une autre présence merveilleuse, une vibration féminine, reliée à son féminin sacré, une enseignante de la Lumière. Après chaque visite auprès du Grand Cerf, elle aimait partager son quatre-heures avec ses amis les animaux et avec les présences invisibles. Elle se sentait en son royaume, pleinement à sa place, hors du temps et pourtant complètement dans son présent.

L'ArbrOfées - Guérir son enfance interieure

Mais, à chaque retour dans sa famille humaine, elle percevait un décalage. Il y avait elle et il y avait les autres. Et parce qu’elle n’arrivait pas à trouver sa place, parce qu’elle n’arrivait pas à déployer ses ailes (ses ailes de fée, mais … Chut, c’est un secret !), elle a choisi de se conformer, de fermer la porte au merveilleux, éteignant peu à peu son élan de vie.

Aujourd’hui, bien longtemps après, elle a ressenti que le Grand Cerf de sa forêt était mort. Malgré des années sans le voir, son cœur s’est brisé en mille morceaux et un vide insupportable y a pris place. Elle veut se laisser glisser hors de cette vie de routine… Où elle « marche à côté de ses pompes ». Où elle se conforme aux autres, à ce qu’on attend d’elle. Où elle a été acceptée dans leur famille, aurait dû être heureuse, et pourtant, vit l’inverse. Où elle se sent rejetée, abandonnée, humiliée, trahie, traitée injustement. Où elle est malheureuse. Où son rêve de manifester l’amour sur terre s’est délité, son rêve de retrouver sa famille d’âme, son clan s’est évaporé.

Elle sent l’ombre la happer, l’appeler. Va-t-elle se laisser mourir ? Quel est le sens de la mort du Grand Cerf ?

Elle se souvient tout à coup de sa promesse de vivre une expérience d’amour dans la matière. Elle sait alors que c’est un message du divin, de la Source. Elle sait que c’est LE message qu’elle attendait. Elle est une fée, une princesse de lumière qui souhaite manifester son rêve. Elle a reçu l’enseignement du Grand Cerf pour prendre sa place le moment venu, enseigner et transmettre à son tour des leçons de lumière.

L'ArbrOfées - Soigner les blessures de l'âme et faire le deuil, guérir de son enfance interieure

Est-elle complètement prête à manifester son rêve ?

Pas tout à fait, mais ce n’est pas grave. Elle se met à chercher sa marraine-fée incarnée pour terminer son apprentissage et transmettre, aider à son tour. Elle souhaite plus que tout retrouver son coffre aux trésors et jouer, se servir de tous ses outils magiques pour les mettre au service de sa mission de vie, d’aider la terre, d’aider les humains, d’aider les animaux, d’aider les plantes, d’aider les arbres … Elle souhaite se reconnecter au feu divin, à l’air vibrant, à l’eau purificatrice et à la terre sacrée. Elle souhaite retrouver sa boussole magique, ses grimoires, ses crayons magiques, ses oracles, son bâton de pouvoir, son capteur de rêve, son tambour chamanique, son pendule, son bâton de sauge, ses pierres… pour s’en servir.

Une hématite pour s’ancrer, une cornaline pour déployer sa créativité, une pyrite pour garder confiance en elle, un quartz rose pour vibrer l’amour, une turquoise pour communiquer avec fluidité, un lapis lazuli pour se relier à son intuition avec clarté, une améthyste pour se reconnecter au divin. Elle voit tous ces humains fonctionner presque comme des robots.

Ludivine a trouvé Catherine, sa marraine-fée. Comme lui avait soufflé le Grand Cerf, elle a réappris à jouer, à enchanter son quotidien et envisage la meilleure façon de se mettre au service de la Source pour devenir pleinement femme (mais ça c’est une autre histoire).

Et vous ?
Voulez-vous à votre tour guérir votre enfant intérieur pour laisser s’exprimer
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L'ArbrOfées - Faites le deuil de votre enfance