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Les 5 blessures qui empêchent d’être soi

5 blessures qui empêchent d'être soi

Les 5 blessures qui empêchent d’être soi

Les blessures émotionnelles sont des obstacles à notre épanouissement. Dans la plupart des cas, quand on est face à une situation difficile dans notre vie, la réponse est à rechercher dans une expérience passée, bien souvent dans l’enfance et la petite enfance.

C’est à la fois remonter à la source d’une attitude ou d’une réaction ou d’un schéma qui se répète, et à la fois faire un pas de plus vers une liberté retrouvée.

« Lorsqu’un enfant naît, il sait au plus profond de lui que la raison pour laquelle il s’incarne, c’est d’être lui-même tout en vivant de multiples expériences. Son âme a d’ailleurs choisi la famille et l’environnement dans lesquels il naît avec un but très précis. Nous avons tous la même mission en venant sur cette planète : celle de vivre des expériences jusqu’à ce que nous arrivions à les accepter et à nous aimer. »

Une blessure est déjà inscrite dans l’âme au moment de la conception (attirance magnétique par ce que nous n’avons pas encore réussi à vivre dans l’amour et l’acceptation de nos vies précédentes et par ce que les futurs parents ont à régler à travers un enfant comme nous).

Une blessure est une douleur émotionnelle vive ressentie au cours d’une relation où l’un de nos besoins essentiels n’est pas satisfait et où nous réagissons en s’accusant ou en accusant l’autre. C’est un chaos émotionnel vécu seul, dans l’isolement où s’est enraciné un sentiment de rejet, d’abandon, d’injustice, d’humiliation ou de trahison.

« Tant qu’une expérience est vécue dans la non-acceptation, c’est-à-dire dans le jugement, l’humain attire à lui sans cesse les circonstances et les personnes qui lui font revivre cette expérience. Certains, non seulement expérimentent le même type d’évènements plusieurs fois au cours d’une vie, mais doivent se réincarner une ou plusieurs fois afin d’arriver à l’accepter complètement. »

En nous incarnant, nous ne sommes plus conscients de tout ce qui s’est passé. Une nouvelle expérience de vie s’offre à nous. Notre âme est curieuse. Mais après notre naissance, nous nous apercevons que lorsque nous sommes nous-mêmes, cela dérange notre entourage. Nous en déduisons alors qu’être naturel n’est pas bien. C’est une découverte douloureuse. Nous nous sentons alors blessés, parfois Rejetés, Abandonnés, Humiliés, Trahis ou Etre traités Injustement.

A un moment donné, nous décidons, inconsciemment de porter des masques. Nous nous cachons à nous-même et aux autres.

Notre corps est marqué par le masque et non par la blessure !

Nous portons alors le masque du Fuyant, du Dépendant Affectif, du Masochiste, du Contrôlant, du Rigide.

Une métaphore pour illustrer mes propos :

Imaginez que vous êtes blessé à la main, il y a longtemps. Vous avez négligé de soigner cette blessure. Vous avez mis un pansement dessus (le masque), un gant. Cette blessure vous fait très mal chaque fois que quelqu’un touche votre main même si elle est protégée par le gant. Imaginez que quelqu’un vous prenne la main par amour et vous : vous criez : Aïe, tu me fais mal !!! L’autre, a-t-il voulu vous faire mal ? NON. C’est parce que vous avez oublié de soigner votre blessure que vous avez mal. L’autre n’est pas responsable de votre mal.

Nombreuses sont les occasions de se CROIRE : rejeté, abandonné, humilié, trahi ou être traité de façon injuste. En réalité, chaque fois que nous nous sentons blessé, c’est notre EGO qui réagit. On cherche souvent un coupable, l’autre ou soi-même. En fait il n’y a pas de coupable, il n’y a que des personnes qui souffrent. Il nous est demandé de regarder avec compassion, cette partie de nous qui souffre, de la faire sortir de l’ombre, de laisser cette souffrance nous pénétrer, et ensuite se dissoudre.

Tout ce qui ne s’exprime pas s’imprime. C’est notre corps qui nous parle alors.

  • Comment se forment les blessures ?

Selon Lise Bourbeau, la majorité des enfants, passent par quatre étapes. Après avoir connu la joie d’être lui-même, première étape de son existence, il connaît la douleur de ne pas avoir le droit d’être lui-même qui est la deuxième étape. Vient ensuite la période de crise, la révolte, c’est la troisième étape. Afin de réduire la douleur, l’enfant se résigne et finit par se créer une nouvelle personnalité pour devenir ce que les autres veulent qu’il soit. Certaines personnes demeurent enlisées à la troisième étape durant toute leur vie, c’est-à-dire, qu’elles sont continuellement en réaction, en colère ou en situation de crise.

C’est durant la troisième et la quatrième étape que nous créons plusieurs masques (nouvelles personnalités) qui servent à nous protéger contre la souffrance vécue lors de la deuxième étape. Ces masques sont au nombre de cinq et correspondent à cinq grandes blessures de base vécues par l’humain”.

  • Présentation des 5 blessures qui empêchent d’être soi

Les blessures psychologiques se mettent en place durant notre enfance, entre notre conception et nos dix ans, à travers des expériences anodines ou douloureuses. Nous sommes tous blessés à des niveaux différents ; un même événement peut être vécu avec une charge émotionnelle différente selon la nature et le caractère de l’enfant. Nos parents ou d’autres figures parentales (grands-parents, oncles ou tantes, frères ou sœurs aînés, maîtres, professeurs, entraîneurs …) nous ont blessés sans le vouloir lorsqu’eux-mêmes ont été blessés enfants, ils répètent une chaîne de souffrance que nous pouvons décider de rompre.

 

Les blessures psychologiques sont logées dans l’inconscient et nous poussent à vivre des situations qui nous mettent en souffrance dans notre vie d’adulte afin que nous nous libérions de cette charge émotionnelle.

La guérison commence par l’identification de nos blessures psychologiques, de notre compréhension de ces blessures (de l’émotion associée) et de l’intégration de ces blessures (aspect positif).

 

Blessures psychologiques Origine Fausses croyances Posture Emotions Positif
1° Rejet Entre la conception et la naissance Je n’ai pas droit à la vie Fuite Peur Créativité
2° Abandon Entre la naissance et 3 ans J’ai besoin des autres pour exister Dépendance affective Détresse Engagement
3° Humiliation Vers 8 mois Je ne suis pas digne Masochisme Honte Empathie
4° Trahison Vers 3 ans Je ne peux pas faire confiance aux autres Contrôle Colère Bienveillance
5° Injustice Entre 4 et 6 ans Je dois être parfait pour être aimé Rigidité Indifférence Perfectionnisme

LE REJET

Le sentiment de rejet se crée entre la conception et la naissance. Il se développe chez les enfants qui n’ont pas été désirés par leur parents (retour de couche, grossesse non voulue, avortement impossible, viol etc …). L’enfant ne se sentant pas désiré, il va développer la fausse croyance «je n’ai pas droit à la vie». Ces personnes ne se sentent pas invitées à la fête de la vie et ne s’autorisent pas à profiter pleinement de leur existence, ils se sentent étrangers dans la vie.

Leur besoin d’être différent afin d’être rejeté par la norme les conduit à des comportements excentriques soit dans leur apparence physique soit dans leurs relations sociales. On les appelle les fuyants car ce sont des personnes qui ne font pas face aux problèmes mais les contournent. Le sentiment de rejet entraîne beaucoup de peurs dont celle de l’engagement dans les relations affectives. Le sujet peut aussi fuir les responsabilités d’adulte (travail, logement, stabilité matérielle) dans des drogues plus ou moins douces, l’alcool, le sexe, ou les jeux vidéo. C’est ce qu’on appelle les adulescents.

L’aspect positif des victimes de la blessure psychologique de rejet se manifeste dans la richesse de leur monde intérieur, leur créativité est abondante ainsi que leur capacité à vivre la solitude de manière sereine.

le fuyant

L’ABANDON

Le sentiment d’abandon se crée entre la naissance et les trois ans de l’enfant. Ils se développent chez les enfants qui ressentent ou considèrent qu’ils n’ont pas eu tout l’amour et les soins nécessaires à leur développement psycho-affectif.

Le sentiment d’abandon se crée facilement dans la mesure où chaque enfant ne ressent pas l’amour de la même manière ; même si les parents donnent la même quantité d’amour à leurs enfants, l’un d’eux peut se sentir moins aimé sans raison objective ou suite à un changement effectif (la naissance d’un autre enfant, la séparation de l’enfant et la mère dans les premières 24 heures, une hospitalisation précoce, le placement chez les grands-parents, l’abandon réel d’un des parents …). La dépendance affective se met alors en place dans le caractère : «j’ai besoin des autres pour vivre et exister». Une fois adultes, ces personnes ne vont bien que si leurs relations vont bien, elles n’aiment pas être seules et célibataires. Leur vie affective conditionne leur moral. Leur énergie vitale dépend de la qualité de leurs relations. L’abandonnique a besoin d’être constamment validé par le regard des autres.

L’aspect positif des victimes de la blessure psychologique d’abandon se manifeste dans leur manière d’être ; ce sont des personnes chaleureuses, tactiles, aimantes, sensuelles, très engagées dans les relations affectives.

le dépendant

L’HUMILIATION

Le sentiment d’humiliation se met en place vers huit mois, lorsque l’enfant prend conscience qu’il est autonome par rapport à sa mère et qu’il commence à marcher, à apprendre la propreté. Le sentiment d’humiliation peut être induit par une mère qui exige une propreté précoce alors que l’enfant ne voyait pas de honte à se salir.

La blessure psychologique se crée dès lors que le corps de l’enfant n’est plus respecté (maltraitance physique, morale, sexuelle) entraînant chez l’enfant la fausse croyance «je ne suis pas digne». Le masochisme se met alors en place dans le caractère. Dès l’école maternelle, ces enfants subissent les moqueries de leurs camarades et deviennent le souffre-douleur des autres. Une fois adultes, ces personnes font passer les besoins de l’autre avant les leurs, elles ne se respectent pas et se cachent souvent derrière un surpoids, elles se sacrifient pour le bien-être des autres.

L’aspect positif des victimes de la blessure psychologique d’humiliation se manifeste dans leur capacité à être très serviables, empathiques, loyales en amitié, à réellement se soucier des problèmes des autres.

le masochiste

LA TRAHISON

Le sentiment de trahison se crée au moment de la mise en place du complexe d’Oedipe, c’est à dire vers les trois ans de l’enfant. Il se développe chez les enfants qui subissent tout acte de maltraitance physique ou morale (abus sexuel, violence, chantage, contrôle, manipulation, mensonges…).

Le sentiment de trahison peut se créer au moment de la séparation des parents lorsque le père ou la mère s’engage à prendre l’enfant un week-end sur deux et finit par ne pas tenir sa promesse sans aucune raison valable. L’enfant submergé par la déception va refouler les émotions de colère et frustration au profit de la tristesse. Ce qui se met en place dans le caractère est le contrôle selon la fausse croyance «je ne peux pas faire confiance aux autres».

L’aspect positif des victimes de la blessure psychologique de trahison se manifeste dans la force du mental ; ces personnes deviennent très entreprenantes, très indépendantes et masquent derrière leur contrôle une sincère bienveillance vis à vis des autres.

le contrôlant

L’INJUSTICE

Le sentiment d’injustice se met en place entre la quatrième et la sixième année de l’enfant. Il se développe chez ceux qui considèrent ou ressentent que l’on ne les a pas laissé être eux-mêmes en les privant de leur spontanéité, de leur part d’insouciance, du plaisir de jouer.

Le sentiment d’injustice se crée facilement lorsque les parents responsabilisent trop tôt l’enfant (l’aîné qui doit surveiller le petit frère) ou sont trop exigeants (tu dois être sage, ne pas faire de bruit, avoir de bonnes notes, faire beaucoup d’activités extra-scolaires, être le meilleur dans le classement etc …). Ce qui se met en place dans le caractère est la rigidité selon la fausse croyance «je dois être parfait pour être accepté et aimé».

L’aspect positif des victimes de la blessure psychologique d’injustice se manifeste dans leur rigueur ; ce sont des sujets méticuleux, précis, perfectionnistes, rigoureux (ils deviennent souvent militaires, comptables, scientifiques). Leur quête étant la justice, ils ne lâchent rien, sont déterminés, procéduriers ou défenseurs de grands causes.

le rigide

 

Suite à la lecture de ces descriptions, il est possible que vous ne vous identifiiez à aucune de ces blessures psychologiques, à l’ensemble des blessures ou à une partie. En fait nous sommes souvent le mélange de plusieurs blessures même si notre blessure principale nous confronte régulièrement à des situations similaires (mécanisme de répétition).

Par exemple, une personne ayant développé le sentiment d’abandon va obligatoirement attirer des personnes susceptibles de l’abandonner à nouveau afin de libérer la charge émotionnelle de détresse qui la manipule dans la croyance qu’elle a besoin des autres pour exister. De même, une personne dans le contrôle (fausse croyance : « je ne peux pas faire confiance aux autres) va attirer dans sa vie sentimentale ou professionnelle des partenaires susceptibles de la trahir.

  • Émotions

L’émotion est une réaction naturelle à un événement caractérisé ; la peur est là pour nous protéger du danger, la colère pour nous affirmer et nous défendre, la tristesse pour faire le deuil d’une personne ou d’une situation alors que la joie est notre état naturel pour vivre.

Toute émotion refoulée est source de souffrance puisqu’elle nous manipule à notre insu, la colère par exemple va s’exprimer en nous rendant grognon, de mauvaise humeur, négatif, râleur, voire violent sans raison objective. De même, une tristesse refoulée peut nous rendre insensible à la souffrance des autres afin de nous protéger de notre propre souffrance inconsciente. Si le refoulement dure trop longtemps l’émotion va s’exprimer dans le corps en créant des « maux » à la place des « mots » ; c’est pourquoi nous somatisons alors que notre état naturel est la santé.

Adulte, la guérison passe par la connexion à ses émotions refoulées au lieu de les contourner dans la fuite (dépendances, jeux, alcool, shopping, sport, sexe, travail) ou carrément ne plus rien ressentir du tout (mécanisme de l’isolation émotionnelle). L’exercice consiste à laisser remonter une émotion liée à son histoire et à la vivre pleinement sans aucune résistance, sans jugement, juste l’accueillir et reconnaître sa nature. Si par exemple vous sentez monter de la tristesse, l’accueillir signifie d’accepter de pleurer sans retenue car parfois le fait de lâcher prise totalement permet une libération émotionnelle salvatrice.

  • Besoins psychologiques

Vous saurez que vous avez guéri votre blessure principale lorsque vous découvrirez quels sont les besoins psychologiques qui n’ont jamais été nourris et qui vous guident vers les personnes et situations susceptibles de vous en faire prendre conscience. En effet l’émotion liée à la blessure psychologique indique en fait un besoin non comblé depuis l’enfance mais souvent ignoré par le sujet lui-même.

Blessure psychologique Emotion Besoin psychologique
Sentiment de rejet Peur Besoin d’appartenance
Sentiment d’abandon Détresse Besoin d’amour
Sentiment d’humiliation Honte Besoin de respect
Sentiment de trahison Colère Besoin de confiance
Sentiment d’injustice Indifférence Besoin de reconnaissance

 

Sachant que le manque est le moteur du désir (nous avons envie de ce qui nous manque), il devient enfin possible de faire les choix qui nous correspondent.

Guérir ses blessures psychologiques revient alors à identifier ses manques afin de combler ses besoins psychologiques en toute conscience.

  • Quelques solutions

  • Etre ouvert à de nouvelles expériences
  • Sortir de sa zone de confort, entrer dans la zone des expériences de vie, la traverser pour entrer dans la zone de magie.
  • Etre en contact avec son intuition
  • Savoir faire la différence entre son mental et son intuition
    • L’intuition est toujours spontanée
    • Si il y a un quelconque inconfort, tel que l’inquiétude ou la peur, la réponse vient certainement de l’égo
  • Observer la blessure au lieu de laisser le masque diriger
    • Une blessure est activée, nous vivons une douleur
    • Ne pas laisser le masque prendre le dessus
    • Devenir conscient que nous ne sommes plus nous même
    • Accepter en tant qu’être humain qu’il est normal d’avoir des blessures
    • Dialoguer avec notre égo
    • Accepter sa responsabilité
  • Parler au présent, à la 1e personne du singulier
  • Savoir se pardonner
  • Se réconcilier avec l’autre
  • Conclusion

Lorsque vous aurez identifié votre blessure, il s’agira de renouer avec votre enfant intérieur, de l’accueillir, de le choyer, de l’écouter. Ce chemin au cœur de soi est primordial pour retrouver la joie et le bonheur de vivre au quotidien et la liberté d’être soi !

Soyez des artisans de lumière !!!

  • Bibliographie

 

Lumineusement vôtre.

Catherine

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Commentaires 7

    1. La
      spécialisss

      Bonjour Brigitte, les images sont simplement une indication, pour se regarder soi.
      Cette image vous permet de connaître en vous regardant, quelle est la blessure (plus visible dans votre corps) que vous pourriez soigner.

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